7 min de lecture · Mis à jour le 18 octobre 2026
Comment avoir plus d’avis Google : le guide pour les commerces du Québec
Vos clients sont contents, mais votre fiche Google ne le montre pas encore ? C’est normal : la plupart des gens n’y pensent pas d’eux-mêmes. Voici, étape par étape, comment transformer les clients satisfaits en avis — sans enfreindre les règles de Google.
Pourquoi les avis comptent autant
Quand quelqu’un cherche « café près de moi » ou « garage à Laval », Google affiche une carte avec quelques commerces, leur note et leur nombre d’avis. C’est souvent là que le choix se fait, avant même de visiter un site web.
Google l’écrit lui-même dans son aide sur le classement local : le nombre d’avis et la note font partie des signaux qui influencent la position d’un commerce dans les résultats locaux. Plus d’avis récents, c’est donc plus de visibilité et plus de confiance.
La règle d’or : demander, à tout le monde
Un client satisfait laisse rarement un avis spontanément. Pas par manque de volonté : il n’y pense simplement pas, ou il ne sait pas où cliquer. La solution est simple, mais il faut la faire à chaque visite : demander.
Et demander à tout le monde. Google interdit de solliciter seulement les clients qu’on croit satisfaits. C’est aussi plus efficace à long terme : une fiche avec beaucoup d’avis variés inspire plus confiance qu’une fiche parfaite avec dix avis.
Sept gestes qui font la différence
- Un lien direct vers « Écrire un avis ». Dans votre fiche Google Business Profile, l’option « Demander des avis » donne un lien qui ouvre directement la fenêtre d’avis. Chaque clic en moins, c’est un client de plus qui va au bout.
- Le bon moment. À la fin de la visite : au paiement, en remettant les clés, en emballant la commande. L’expérience est encore fraîche.
- Une phrase courte et sincère. Pas de discours : une phrase, toujours la même, que toute l’équipe connaît (voir plus bas).
- Un seul geste pour le client. Plus c’est simple, plus ça marche. Une carte NFC posée au comptoir ouvre la page d’avis quand on approche le téléphone : pas d’application, pas de lien à taper.
- Toute l’équipe dans le coup. Un rappel de trente secondes au début du quart de travail suffit. Une carte que personne ne mentionne travaille beaucoup moins.
- Répondre aux avis. Remerciez les avis positifs, répondez calmement aux négatifs. Google recommande de répondre : ça montre que vous lisez, et les clients qui le voient sont plus enclins à écrire le leur.
- Suivre ses chiffres. Combien de clients ont ouvert la page d’avis cette semaine ? Quel jour, à quelle heure ? Sans mesure, impossible de savoir si un changement aide.
La phrase qui marche
Courte, sincère, et qui donne une idée de l’effort demandé :
« Si vous avez aimé, un petit avis Google nous aide énormément — ça prend dix secondes ! »
Ajoutez le geste : montrez la carte ou le lien. Et rassurez : « Une phrase suffit ». Ce qui bloque souvent, c’est la peur d’avoir à écrire un roman.
Ce que Google interdit (et la loi aussi)
- Offrir une récompense contre un avis : rabais, café gratuit, tirage. Google l’interdit, même si l’avis peut être négatif.
- Ne demander qu’aux clients satisfaits (ce qu’on appelle le review gating) ou décourager les avis négatifs.
- Écrire de faux avis, en acheter, ou faire écrire votre famille et vos employés. Au Canada, de faux avis peuvent aussi contrevenir à la Loi sur la concurrence.
Les avis qui enfreignent ces règles peuvent être retirés par Google, et la fiche peut être pénalisée. La bonne nouvelle : la méthode honnête, demander à tout le monde au bon moment, est aussi celle qui marche le mieux.
Et les avis négatifs ?
Ils font partie du jeu, et une note de 4,7 avec quelques critiques paraît souvent plus crédible qu’un 5,0 parfait. Répondez rapidement, poliment, sans argumenter en public, et proposez de régler la situation en privé. Si un avis enfreint les règles de Google (propos haineux, faux client, conflit d’intérêts), vous pouvez le signaler depuis votre fiche.